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Richard Gervais Superman Returns (Le Retour de Superman) : un film
popcorn de haute voltige
Bryan Singer y croyait à son Superman ! Pour consacrer toutes ses énergies au
héros au costume tricolore, ce bouillant cinéaste a même dû passer le flambeau du 3e
épisode de ses X-Men à Brett Ratner. Monsieur
Singer serait-il tombé sur la tête, par hasard ? La réponse est non : Superman Returns simbrique parfaitement
dans lunivers particulier du réalisateur de The
Usual Suspects. On sent, dès le début, toute la dévotion de Bryan Singer pour son
héros interprété par Brandon Routh (sosie de Christopher Reeve, le talent en moins). La
minutie légendaire de Bryan Singer réinvente intelligemment le mythe Superman. Bien
sûr, les effets visuels et sonores sont fulgurants, mais la prouesse des scénaristes
Michael Dougherty et Dan Harris réside davantage dans leur perception originale des
personnages. Dougherty et Harris ont su insuffler au surhomme et à ses partenaires une
rare et surprenante authenticité. Faisant flèche de tout bois grâce à
des dialogues dun humour parfois très noir, le récit marie à merveille la folie
exubérante de Lex Luthor (magnifique Kevin Spacey), le charme incandescent de Lois Lane
(séduisante Kate Bosworth) et la cervelle minuscule de Kitty Kowalski (étonnante Parker
Posey). Lobsession de puissance de Luthor, ennemi juré de Superman, atteint dans ce
long métrage des proportions apocalyptiques. Heureusement que Superman veille au
grain
Là où il est rendu, si le regretté
Christopher Reeve a accès à Superman Returns,
il doit jubiler de constater que le rôle qui la mis au monde artistiquement ait
été remanié avec autant de savoir-faire par Bryan Singer et sa bande. Quoique Superman
Returns dure plus de deux heures trente, la projection file à la même vitesse
vertigineuse que celle où son héros senvole. Ce film à la facture résolument
estivale mérite la place dhonneur quil ne manquera pas doccuper au box
office dès sa sortie
Juin
2006. |