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Shake Hands with the Devil (version française : Jai serré la main du diable) : le touchant cheminement dun homme brisé par la violence de ses semblables. Canada (2007); réalisé par Roger
Spottiswoode; interprété par Roy Dupuis, Deborah Kara Unger, James Gallanders, Odile
Katesi Gakire et Tom McCamus.
Lhomme
est le pire ennemi de lhomme, dit-on. Ce long métrage basé sur les mémoires du
lieutenant-général Roméo Dallaire (joué par Roy Dupuis, photo ci-contre) le prouve
avec éclat. Chargé
avec son équipe daller exercer le dur métier de peacekeeper au Rwanda, cet héroïque Canadien en
tirera une expérience douloureuse. Limpasse dans laquelle se trouve
lincessant conflit entre les hutus et les tutsis paraît insoluble. Déterminé et
assoiffé de justice, Dallaire se jure de ramener la paix dans ce pays regorgeant de
violences sanglantes où lutilisation de la machette apparaît comme lunique
solution préconisée par la population tutsie. Les
ressources humaines et matérielles manquant, le noble combat du lieutenant-général et
de son équipe savérera des plus chimériques
Capable
du meilleur (And the Band Played on) comme du
pire (Turner & Hooch), le réalisateur Roger
Spottiswoode nous offre avec Shake Hands with the
Devil une uvre humaniste bien que certaines de ses images soient fort
éprouvantes. Les cadavres qui samoncellent tout au long de cette habile
reconstitution feront fermer les yeux aux plus sensibles. À peu
près tout dans cette production respire au rythme de la motivation du personnage central.
Affectés par cette mission improbable, on ne peut sempêcher dadhérer avec
émotion au comportement du lieutenant-général, oscillant mais sans la moindre
complaisance entre les coups de gueule et les larmes. On se sent effectivement bien
impuissants, installés confortablement dans notre fauteuil de multiplex ! Sans atteindre le haut niveau de Hotel Rwanda, Shake Hands with the Devil renferme néanmoins une imposante succession de moments forts qui démontrent définitivement le talent époustouflant de Roy Dupuis. Ses collègues impressionnent tout autant, sauf le Français Jean-Hugues Anglade (37°2 le matin) qui interprète sans une once de vraisemblance un Belge dépêché sur place (un très court rôle, Dieu merci !). Shake Hands
with the Devil : un film poignant et dérangeant à souhait. 7/10 2007-09-27.
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