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Richard Gervais Que Dieu bénisse lAmérique : une
finale un peu mièvre
Le 11 septembre 2001, ça vous dit quelque chose ? Alors que le monde entier est viré sens dessus dessous par lévénement new yorkais, Pierre St-Roch (Sylvain Marcel) a dautres chats à fouetter. Libéré la veille, ce banlieusard taciturne doit reconstruire sa vie, tentant deffacer à jamais de sa mémoire son passé de prédateur sexuel. Figurant sur une liste dindividus dangereux, St-Roch craint en outre dêtre la prochaine victime dun justicier inconnu qui sest donné pour mission déliminer les agresseurs dinnocents.
Lintérêt de ce long métrage ne réside pas tant dans lhistoire policière que dans la peinture de cette communauté de banlieue qui se serre les coudes dans des circonstances difficiles. Le réalisateur Robert Morin aime ses personnages et, bien quaucun ne soit au-dessus de tout soupçon, il ne condamne personne. Comme il lavait déjà prouvé (notamment dans Requiem pour un beau sans-cur), Morin sait raconter sans fioritures une intrigue, quelque complexe quelle soit. Il sait aussi diriger ses acteurs avec une main de fer sans laquelle on aurait eu droit à dinsupportables caricatures. Que Dieu bénisse lAmérique est un film intéressant, si on en oublie les dernières minutes. On avait compris les intentions des producteurs; il était donc inutile de nous livrer ce message de paix et de tolérance, marqué au crayon gras. Février
2006.
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