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Frenzy (version
française : Frénésie) : un drame
policier des plus astucieux Royaume-Uni / 1972 / en couleurs / 116 minutes. Réalisé par Alfred Hitchcock. Avec Jon Finch, Barry Foster, Barbara Leigh-Hunt, Anna Massey et Alec McCowen.
Reprenant le thème du faux coupable maintes fois abordé dans la filmographie de Hitchcock, Frenzy raconte le troublant cheminement du bouillant mais inoffensif Richard Blaney (Jon Finch), trentenaire récemment divorcé. Le malheur semble sacharner obstinément sur lui. Après avoir perdu son emploi, Richard revoit son ex-femme Brenda (Barbara Leigh-Hunt) dans les locaux de la prospère agence de rencontres quelle opère. Le ton monte et Blaney part en claquant la porte. Témoin de cette querelle, la secrétaire de Brenda sera interrogée quand, quelques heures plus tard, le corps de sa patronne étranglée sera retrouvé dans le bureau. Immédiatement recherché par la police, Richard sera doublement appuyé. Il convaincra tout dabord sa nouvelle conquête (Anna Massey) de son innocence puis il sera secrètement hébergé dans lappartement dun camarade de longue date (Barry Foster). Tout nest pas net là-dedans et on découvrira, en même temps que le héros de Frenzy, quune apparente sincérité dissimule parfois de noirs desseins Le tout début du film plante sans tarder le décor. Alors quun politicien zélé discourt sur une éventuelle dépollution de la Tamise, ses supporters sont horrifiés de voir le cadavre dune femme nue flottant sur cette rivière, une cravate enroulée autour du cou. Si le suspense est omniprésent dans cette production, quelques touches allègent par moments latmosphère. Ces passages cocasses mettent en scène les talents (?) culinaires de lépouse de linspecteur Oxford (Alec McCowen) : de quoi couper lappétit aux plus voraces ! Laction de Frenzy nous happe dès le début et ne relâche son emprise quà la dernière image qui affiche un humour noir exquis, une des caractéristiques indissociables de la carrière de lauteur de Rebecca et de Psycho. Frenzy : 116 minutes qui filent comme léclair. Mai 2008. (NDLR : Ce texte a
également été publié dans le journal LAER Action, Été 2008)
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