|
|
|
Richard Gervais Les Chevaliers
du ciel : manipulations politiques au menu
En choisissant dadapter de façon spectaculaire la bande dessinée Tanguy et Laverdure, le réalisateur Gérard Pirès (Taxi, Double zéro) misait gros. Comme on dit dans les exploits les plus périlleux : mission accomplie ! Les
Chevaliers du ciel est un récit mené de main de maître. Cette saga de deux
brillants pilotes français soupçonnés davoir descendu un avion allié -
mystérieusement disparu des écrans radar - nous plonge dans un amalgame de manipulations
politiques. La réalité dépassant souvent la fiction, on na aucune peine à se
mettre dans la peau de ce duo de choc, vigoureusement interprété par Benoît Magimel ( Pendant que les adeptes de films daction seront excités par les prouesses techniques (sans laide deffets spéciaux numériques), ceux qui préfèrent les intrigues savamment construites y auront tout autant de plaisir. Certains moments auraient gagné à être raccourcis, toutefois. Ainsi, la pitoune effectuant un numéro de striptease devant ces militaires (qui en bavent presque) relève du cliché le plus éculé et napporte strictement rien. Personne na pu éviter de comparer Les Chevaliers du ciel à Top Gun. Évidemment, on y séjourne dans le même milieu, mais limagerie sensationnaliste du film de Tony Scott sécrase honteusement devant lastucieux scénario concocté par Gérard Pirès et Gilles Malençon. Avec Les Chevaliers du ciel, Gérard Pirès a remonté le niveau de sa maigre filmographie de plusieurs crans. Février 2006.
|